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Gilles Briche
I
Semaine spéciale du surveillant de circonscription
en 1996 :
Initiation au
témoignage informel et au témoignage organisé en dehors de l’activité de maison
en maison
Note: ici le
cartouche est un résumé du texte assez violent :
|
" La
campagne de désinformation orchestrée par les médias ces derniers mois ont
(sic) peut-être aussi déstabilisé les proclamateurs, en précisant, les
proclamateurs mal affermis. Confrontés à l’indifférence, à l’opposition,
quelques proclamateurs pourraient avoir du mal à continuer d’aller prêcher de
maison en maison. Pour des frères et sœurs de notre congrégation quand il
s’agit d’aller de maison en maison, c’est encore une véritable gageure. Quand
on leur demande bien sûr de s’impliquer davantage dans les nouvelles facettes
de la prédication, alors c’est une montagne infranchissable ! ". " Est-ce
que vous avez suivi les conseils, les suggestions de l’organisation ? Est-ce
que vous avez fait des efforts, frères et sœurs, pour donner le témoignage de
cette façon ? " (…) c’est même
difficile pour nous vous savez, moi-même en temps qu’itinérant, et mon épouse
aussi hein.(…) Alors, il ne faut pas faire bande à part par rapport à ces
nouvelles facettes de la prédication. " " Vous
avez l’exemple de Salomon pour terminer. (…) Nous aussi nous participons à
une œuvre de construction spirituelle . Alors, l’organisation de Jéhovah nous
dit ceci : :
" Efforçons-nous de prêcher durant d’assez longues périodes de temps.
" Qu’est-ce que cela signifie ? (…) il faut
essayer, frères et sœurs, de faire compter son temps. parce que des fois on
dit : " Moi j’ai fait trois heures ", alors, parce que peut-être,
si vous décomptez, c’est pas toujours possible ou facile, mais pour les
absents euh… et les discussions qu’on a eu entre frères et sœurs lorsqu’on
s’est retrouvés ou pour aller dans le territoire, ce ne sont pas
véritablement trois heures, trois heures de témoignage ! " on a vu
des frères et sœurs retourner à la maison : courage fuyons ! Pour être
courageux et forts et continuer de prêcher la bonne nouvelle dans tous les
aspects de notre ministère, il faut rappeler ceci : il existe deux sortes de
crainte, la bonne et la mauvaise. " (…) la Société
souhaite que samedi, de cette semaine, soit une journée spéciale, une journée
pionnier si vous voulez. Alors, on va encourager toute la congrégation à
s’organiser pour prêcher toute la journée et vous aurez l’occasion au cours
de cette journée spéciale, eh bien de recueillir l’esprit de cette
démonstration et vous essaierez, peut-être avec vos possibilités, de la
reproduire pour toucher un plus grand nombre de personnes. Alors, courage
fuyons ? Non, courage avançons ! 1996 |
" La campagne
de désinformation orchestrée par les médias ces derniers mois ont (sic)
peut-être aussi déstabilisé les proclamateurs, en précisant, les proclamateurs
mal affermis. Confrontés à l’indifférence, à l’opposition, quelques
proclamateurs pourraient avoir du mal à continuer d’aller prêcher de maison en
maison. Pour des frères et sœurs de notre congrégation quand il s’agit d’aller
de maison en maison, c’est encore une véritable gageure. Quand on leur demande
bien sûr de s’impliquer davantage dans les nouvelles facettes de la
prédication, alors c’est une montagne infranchissable ! ".
" Est-ce que
vous avez suivi les conseils, les suggestions de l’organisation ? Est-ce que
vous avez fait des efforts, frères et sœurs, pour donner le témoignage de cette
façon ? "
(…) c’est même
difficile pour nous vous savez, moi-même en temps qu’itinérant, et mon épouse
aussi hein.(…) Alors, il ne faut pas faire bande à part par rapport à ces
nouvelles facettes de la prédication. "
" Vous avez
l’exemple de Salomon pour terminer. (…) Nous aussi nous participons à une œuvre
de construction spirituelle . Alors, l’organisation de Jéhovah nous dit ceci :
: " Efforçons-nous de prêcher durant d’assez longues périodes de temps.
" Qu’est-ce que cela signifie ?
(…) il faut
essayer, frères et sœurs, de faire compter son temps. parce que des fois on dit
: " Moi j’ai fait trois heures ", alors, parce que peut-être, si vous
décomptez, c’est pas toujours possible ou facile, mais pour les absents euh… et
les discussions qu’on a eu entre frères et sœurs lorsqu’on s’est retrouvés ou
pour aller dans le territoire, ce ne sont pas véritablement trois heures, trois
heures de témoignage !
" on a vu des
frères et sœurs retourner à la maison : courage fuyons !
Pour être courageux
et forts et continuer de prêcher la bonne nouvelle dans tous les aspects de
notre ministère, il faut rappeler ceci : il existe deux sortes de crainte, la
bonne et la mauvaise. "
(…) la Société
souhaite que samedi, de cette semaine, soit une journée spéciale, une journée
pionnier si vous voulez. Alors, on va encourager toute la congrégation à
s’organiser pour prêcher toute la journée et vous aurez l’occasion au cours de
cette journée spéciale, eh bien de recueillir l’esprit de cette démonstration
et vous essaierez, peut-être avec vos possibilités, de la reproduire pour
toucher un plus grand nombre de personnes.
Alors, courage
fuyons ? Non, courage avançons !
1996
" L’épître de
Pierre, la deuxième au chapitre 3 versets 3 et 4, est une véritable
photographie de notre époque, nous pouvons le justifier nous-mêmes : " Car
vous savez d’abord ceci que dans les derniers jours, il viendra des moqueurs
avec leurs moqueries allant selon leurs propres désirs et disant où est sa
présence promise ? Oui, depuis le jour où nos ancêtres se sont endormis dans la
mort, toutes choses demeurent exactement comme depuis le commencement de la
création. "
En effet, notre
prédication fait l’objet des commentaires les plus divers. Toutes les relations
sont recensées : l’admiration, le sourire, l’ironie parfois, les moqueries,
nous venons de le lire, une certaine lassitude, énervement ou même agressivité
dans certains territoires.
La campagne de
désinformation orchestrée par les médias ces derniers mois ont (sic) peut-être
aussi déstabilisé les proclamateurs, en précisant, les proclamateurs mal
affermis. Confrontés à l’indifférence, à l’opposition, quelques proclamateurs
pourraient avoir du mal à continuer d’aller prêcher de maison en maison. Pour
des frères et sœurs de notre congrégation quand il s’agit d’aller de maison en
maison, c’est encore une véritable gageure. Quand on leur demande bien sûr de
s’impliquer davantage dans les nouvelles facettes de la prédication, alors
c’est une montagne infranchissable !
C’est une bien
curieuse activité que nous effectuons. A une époque où chaque individu se
consacre à son épanouissement individuel, personnel, et dans ce contexte particulier,
nous avons décidé, nous frères et sœurs, eh bien de donner de notre temps pour
visiter les gens de notre territoire, visiter des gens qui nous sont
parfaitement inconnus. Alors, c’est un défi à relever dans le but de les
inciter à étudier la Bible en notre compagnie et cela gratuitement comme vous
le savez.
Le Français est
très attaché à sa vie privée aussi, nous le savons. Il a le sentiment d’être
littéralement violé à son domicile. Alors, vous imaginez, dans ce contexte là,
la Parole de Dieu, l’organisation de Jéhovah nous encouragent à manifester plus
de courage encore pour annoncer la bonne nouvelle, les jugements de Jéhovah
sans relâche ! Vous avez un proverbe latin qui dit ceci : " Le courage
croît en osant et la peur en hésitant ! " Sur la base de ce proverbe, vous
pouvez définir ce qu’est le courage, c’est une qualité chrétienne. D’après un
dictionnaire, le Grand Robert de la langue française que vous connaissez bien,
voici une définition du mot courage : " fermeté, force d’âme devant le danger,
la souffrance physique ou morale. Donc, être courageux signifie être fort,
vaillant, il est synonyme de hardiesse. Souvent dans la Bible, on parle du
courage et de la hardiesse. Ce sont des qualités qui se complètent bien, qui
sont complémentaires, mais parfois selon le contexte, différentes. Quand on dit
que quelqu’un est courageux, on dit que c’est quelqu’un qui est fort, vaillant,
il est courageux souvent dans les actions. Et lorsqu’on parle de quelqu’un de
hardi, de la hardiesse, c’est souvent dans les propos, dans les paroles et
souvent en prédication, nous sommes amenés à parler. Il faut le faire avec
hardiesse !
La hardiesse,
d’ailleurs, signifie littéralement qui ose sans se laisser intimider. Cela ne
signifie pas être des fanfarons, pas de fanfaronnades bien sûr dans notre
territoire, comme nous l’avons dit ces derniers temps, pas de triomphalisme
excessif de notre part lorsqu’il s’agit de prêcher ! Pour la bonne nouvelle il
faut rester modeste de sa personne, notre but est d’informer les gens, pas de
faire du prêchi-prêcha comme on dit parfois, mais d’informer les gens sur ce
que Dieu va faire, sur la bonne nouvelle du Royaume, sur les jugements de
Jéhovah et puis après les gens décident. Alors, il faut s’efforcer maintenant
plus que jamais, frères et sœurs, si nous voulons avoir du succès dans notre
ministère de conjuguer ces deux qualités que sont la hardiesse et le tact.
On définit le tact
comme l’appréciation intuitive de ce qu’il convient de dire ou de faire ou d’éviter
dans les relations humaines. Par contre, la hardiesse c’est le contraire de la
peur, de la lâcheté. L’apôtre Paul en II Timothée 3 : 7 dit : " Car Dieu
ne nous a pas donné un esprit de lâcheté mais de puissance, d’amour et de bon
sens. " Voyez, on retrouve là l’idée de bon sens et de tact. Mais Jéhovah
nous a donné la puissance nécessaire pour parler avec hardiesse aux gens de
notre territoire. Être lâche, d’ailleurs, signifie littéralement reculer devant
le danger et implique une passivité excessive de notre part et c’est là
qu’intervient ce fameux proverbe espagnol qui dit : " la timidité est … du
cœur (inaudible) " . La timidité peut être une qualité mais aussi un
défaut. Une qualité pourquoi ? Quand quelqu’un est timide ou est modeste de sa
personne, nous l’avons dit précédemment, nous sommes très conscients de nos
limites, nous sommes respectueux envers notre interlocuteur, nous choisissons
les mots qu’il faut, nous cherchons des terrains d’entente. Mais celui qui est
timide excessivement au point d’être malade, d’être paralysé, eh bien risque
peut-être de ne pas s’impliquer pleinement dans les différentes facettes de la
prédication et peut-être passer à côté de gens intéressants et qui sont dignes
aussi de la bonne nouvelle et qui mériteraient aussi d’entendre le message.
Alors, frères et
sœurs, si nous sommes un tant soit peu timide, ça se soigne, c’est vrai, alors,
si nous sommes un tant soit peu timide dans les nouvelles facettes de la
prédication, nous pourrons peut-être méditer sur les nombreux exemples
bibliques du passé ou alors les exemples modernes de Témoins de Jéhovah qui ont
manifesté un certain courage, qui ont surmonté peut-être la crainte,
l’appréhension, la timidité pour donner davantage le témoignage à des gens tout
à fait inconnus.
Selon un
dictionnaire biblique, le mot " témoin ", puisque nous sommes pour la
plupart Témoin de Jéhovah ce soir, le mot témoin vient du grec martus qui
désigne quelqu’un qui témoigne ou peut témoigner de ce qu’il a vu, entendu ou
appris de quelques autres manières. Alors, nous allons examiner trois exemples
bibliques du passé d’hommes qui ont manifesté un certain courage. Mais, entre
parenthèses, ce n’était pas des prophètes intrépides de nature. C’était des
hommes comme vous et moi qui avaient aussi des sentiments, des préoccupations,
des difficultés bien entendu. Nous avons l’exemple d’Hénoc.
|
" Est-ce que
vous avez suivi les conseils, les suggestions de l’organisation ? Est-ce que
vous avez fait des efforts, frères et sœurs, pour donner le témoignage de
cette façon ? Ne me répondez
pas, je vais pas vous mettre mal à l’aise, mais je pense que vous l’avez fait
mais ne cessez de le faire plus pleinement et si cela n’est pas le cas, eh
bien, méditez sur cet exemple du passé de ce prophète Hénoc, homme particulièrement
courageux" |
Quand on parle
d’Hénoc, on peut dire sans se tromper qu’Hénoc était apparemment le seul et
unique Témoin de Jéhovah de son temps. Et voilà que Jéhovah lui confie une
mission, il lui confie un témoignage et quel témoignage ! Il ne devait pas
annoncer la bonne nouvelle, il devait annoncer un jugement de condamnation et
il savait pertinemment que tous ses contemporains ne l’écouteraient pas. Il a
continué néanmoins d’annoncer les jugements de Jéhovah. C’est même à cette
époque là que les humains n’ont pas hésité à utiliser le nom de Jéhovah d’une
manière sacrilège, n’ont-ils pas donné le nom de Dieu Jéhovah à des idoles, à
des animaux, à des humains ? Et Hénoc a compris qu’il fallait qu’il réhabilite
le nom de Jéhovah en le faisant connaître, en l’utilisant. L’apôtre Paul lui
consacre un verset à ce prophète et homme courageux. Dans sa lettre aux Hébreux
chapitre 11 : 5, il dit : " Par la foi Hénoc a été transféré pour ne pas
voir la mort, et on ne le trouvait nulle part, parce que Dieu l’avait transféré
; car, avant son transfert, il avait le témoignage qu’il avait plu à Dieu.
" Alors, effectivement Jéhovah est intervenu dans sa vie pour éviter que
ce prophète subisse une mort violente de par ses persécuteurs. Mais avant
d’intervenir, eh bien Jéhovah fait en sorte, avant de le faire disparaître de
la scène terrestre, il a fait en sorte que ce prophète entre en extase et soit
témoin oculaire d’une vision glorieuse du paradis et ensuite il l’a fait
disparaître. Ce fut sa récompense parce qu’il fut un homme courageux, il est
resté fidèle jusqu’à la fin. Alors, frères et sœurs, Jéhovah aussi peut nous
donner des forces, de la puissance nécessaire, pour proclamer la Parole de
Jéhovah avec hardiesse dans nos territoires respectifs mais, dans le ministère
organisé ou en dehors de l’activité de maison en maison. Alors, vous vous en
souvenez, le Ministère de septembre 1996 nous encourageait à donner le
témoignage, pas uniquement de porte en porte, mais comme il était dit, entre deux
portes, entre deux maisons, dans le rues passantes, dans les quartiers
commerçants, dans les parcs, les jardins etc.
" Est-ce que
vous avez suivi les conseils, les suggestions de l’organisation ? Est-ce que
vous avez fait des efforts, frères et sœurs, pour donner le témoignage de cette
façon ? Ne me répondez pas, je vais pas vous mettre mal à l’aise, mais je pense
que vous l’avez fait mais ne cessez de le faire plus pleinement et si cela
n’est pas le cas, eh bien, méditez sur cet exemple du passé de ce prophète
Hénoc, homme particulièrement courageux ".
|
" Moïse a
préféré lier son sort aux Israélites maltraités en se rangeant courageusement de
leur côté. (…) Moïse était persuadé d’avoir fait le bon choix. Mais, ce ne
fut pas facile.(…) c’est même difficile pour nous vous savez, moi-même en
temps qu’itinérant, et mon épouse aussi hein.(…) Alors, il ne faut pas faire
bande à part par rapport à ces nouvelles facettes de la prédication. " |
Vous avez aussi
l’exemple de Moïse. Moïse s’est courageusement rangé du côté des Israélites qui
à l’époque était un peuple impopulaire et mal aimé. Moïse n’a pas hésité à
prendre position pour ce peuple. Il préféra même lier son sort à cette nation
d’esclaves méprisés plutôt que de jouir des facilités matérielles qu’on pouvait
lui procurer dans la cour égyptienne. Le récit biblique nous dit qu’au péril de
sa vie, il prit la défense même d’un Israélite en tuant un Egyptien. Il fallait
le faire ! Mais, Moïse était persuadé d’avoir fait le bon choix. Mais ce ne fut
pas facile. L’apôtre Paul dans sa lettre aux Hébreux 11 : 25 emploie
l’expression " choisissant ", donc ce fut un choix délibéré de sa
part, " choisissant d’être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que
d’avoir la jouissance temporaire du péché ". Alors, quelles applications
pouvons-nous faire ? Cela signifie que nous aussi, nous devons nous associer
hardiment avec tous nos frères et sœurs qui ont été sensibles aux nouvelles
instructions concernant la prédication. Il faut s’impliquer, frères et sœurs !
Il faut être courageux et forts, même si cela va à l’encontre de notre
personnalité et nos inclinations naturelles. C’est vrai que c’est pas évident
de parler à un inconnu dans la rue, de l’arrêter et de lui donner le
témoignage, nous sommes d’accord, c’est même difficile pour nous vous savez,
moi-même en temps qu’itinérant, et mon épouse aussi hein, quand il s’agit de
donner le témoignage dans les rues passantes, eh bien, on a toujours le cœur
qui bat hein ? C’est pas toujours facile d’aborder quelqu’un, mais nous faisons
confiance en Jéhovah, Jéhovah nous donne la puissance dont nous avons besoin
pour parler aux gens.
Alors, il ne faut
pas faire bande à part par rapport à ces nouvelles facettes de la prédication.
Nous n’avons pas choisi la voie de la facilité nous non plus. Alors frères et
sœurs, soyez sensibles à de tels encouragements. Pourquoi ? Parce que c’est une
façon de travailler son territoire en profondeur, en qualité et de toucher un
plus grand nombre de personnes. Vous l’avez encore constaté cette semaine,
aujourd’hui comme hier, on ne trouve pas grand monde de maison en maison, mais
il y a peut-être des gens ailleurs. Il faut les trouver, il faut leur prêcher
la bonne nouvelle là où ils sont.
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" Vous avez
l’exemple de Salomon pour terminer. (…) Nous aussi nous participons à une
œuvre de construction spirituelle . Alors, l’organisation de Jéhovah nous dit
ceci : : " Efforçons-nous de prêcher durant d’assez longues périodes de
temps. " Qu’est-ce que cela signifie ? (…) il faut essayer,
frères et sœurs, de faire compter son temps. Alors, évitons les pauses trop
longues, les discussions interminables entre frères et sœurs, les rendez-vous
prolongés (…) parce que des fois on dit : " Moi j’ai fait trois heures
", Alors, parce que
peut-être, si vous décomptez, c’est pas toujours possible ou facile, mais
pour les absents euh… et les discussions qu’on a eu entre frères et sœurs
lorsqu’on s’est retrouvés ou pour aller dans le territoire, ce ne sont pas
véritablement trois heures, trois heures de témoignage ! |
Vous avez l’exemple
de Salomon pour terminer. Alors Salomon agit courageusement en menant à terme
le projet colossal que Jéhovah lui avait confié, c’est-à-dire construire ce
magnifique temple tout en assumant ses fonctions de roi, continuer de régner
sur une nation pas toujours facile. Eh bien, Salomon avait besoin aussi
d’exhortations et d’encouragements. Jéhovah n’a pas hésité à exhorter et à
encourager son serviteur par l’intermédiaire de son père David. Si nous prenons
le premier livre des Chroniques 28 : 20, c’est comme si David s’adressait à
nous ce soir à la place de Salomon. Nous pouvons appliquer ce principe à la
prédication, aux nouvelles facettes de la prédication : " Sois courageux
et fort et agis, n’aies pas peur et ne soit pas terrifié car Jéhovah mon Dieu
est avec toi et ne te délaissera pas et ne t’abandonnera pas jusqu’à ce que
soit achevé tout le travail du service de la maison de Jéhovah. " Jéhovah
a tenu parole.
Bien, nous aussi
nous participons à une œuvre de construction spirituelle : nous devons bâtir
chez les gens de véritables disciples du Christ qui seront dans le vrai. Pour
cela, nous devons bâtir chez les gens de véritables qualités chrétiennes,
capables de surmonter n’importe quelle épreuve. Alors, c’est un travail de
longue haleine, il nous faut prêcher, il nous faut enseigner, frères et sœurs,
mais si vous voulez trouvez des gens peut-être qui sont dignes de la bonne
nouvelle qui deviendront peut-être des disciples du Christ en puissance, eh
bien, il faut travailler ces nouvelles facettes de la prédication. Alors,
l’organisation de Jéhovah nous dit ceci : " Efforçons-nous de prêcher
durant d’assez longues périodes de temps. " Qu’est-ce que cela signifie ?
Quand vous quittez
la maison, vous dites : " bon, je désire consacrer deux ou trois heures à
la prédication dans l’après-midi ! ", c’est-à-dire que lorsque vous sortez
de la maison pour aller prêcher, faites en sorte que vos matinées et vos
après-midi soient pleines. En semaine spéciale, on perd du temps, c’est vrai,
c’est pas tellement le but, mais en dehors des semaines spéciales, il faut
essayer, frères et sœurs, de faire compter son temps. Alors, évitons les pauses
trop longues, les discussions interminables entre frères et sœurs, les
rendez-vous prolongés. Il faut faire compter son temps, il faut prêcher au
maximum, il faut parler aux gens. Alors, parce que des fois on dit : " Moi
j’ai fait trois heures ", mais quand vous décomptez peut-être, si vous
décomptez, c’est pas toujours possible ou facile, mais pour les absents euh… et
les discussions qu’on a eu entre frères et sœurs lorsqu’on s’est retrouvés ou
pour aller dans le territoire, ce ne sont pas véritablement trois heures, trois
heures de témoignage ! Alors, c’est ce que nous rappelle l’organisation,
organisons-nous bien, frères et sœurs, prêchons le plus longtemps possible.
|
" on a vu
des frères et sœurs retourner à la maison : courage fuyons ! Pour être
courageux et forts et continuer de prêcher la bonne nouvelle dans tous les
aspects de notre ministère, il faut rappeler ceci : il existe deux sortes de
crainte, la bonne et la mauvaise. " |
Je m’adresse aussi
aux frères et sœurs qui ont été désignés pour faire les rues passantes et les
commerçants. Alors, ces derniers temps, on a vu des frères et sœurs qui étaient
partants au départ, qui ont reçu la formation voulue et puis lorsqu’ils se sont
retrouvés sur le terrain de la prédication pour donner le témoignage dans les
rues passantes, eh bien, on a vu des frères et sœurs retourner à la maison :
courage fuyons ! non pardon, c’est courage prêchons ! nous l’avons chanté dans
le cantique.
Si nous manquons de
courage, de hardiesse, eh bien pourquoi ne pas méditer sur cet exemple, modèle
de courage : vous avez tous entendu parler d’Eric F.(inaudible) qui a prêché
durant le régime hitlérien pendant la seconde guerre mondiale. Ecoutez bien :
" Je ne connaissais pas les occupants de la maison, j’ai frappé à la porte
puis j’ai attendu tremblant de peur, pourvu qu’il n’y ait personne ! Je n’avais
pas 21 ans. C’était la première fois que je prenais part à l’activité de
prédication de maison en maison des Témoins de Jéhovah. Nous étions en novembre
1934. Ici, en Allemagne, Hitler avait strictement interdit toute prédication de
ce genre. Quand le ministre chrétien qui dirigeait les réunions de notre petit
groupe avait parlé des dispositions en vue de la prédication, je m’étais dit
que n’étant pas baptisé et ne connaissant aucun texte biblique, je ne pouvais
être concerné. Je me trompais, j’étais maintenant à pied d’œuvre. Personne,
rien que la ...(inaudible). A la porte suivante, personne n’a répondu non plus
et comme j’entendais du bruit à l’intérieur, j’ai ouvert la porte, une femme
était là en train de laver des casseroles. Elle a eu l’air très surprise de me
voir. J’ai commencé à lui expliqué le texte biblique que je connaissais bien :
Matthieu 24 : 14. Sa seule réaction était de me regarder fixement, j’ai appris plus
tard qu’elle était sourde." --" Comme quoi, ce frère n’a pas eu de
chance."--le lecteur-. Soudain, un homme est apparu à côté de moi. Pensant
qu’il s’agissait de son mari, -- " vous voyez, ce frère était bien
intentionné "-- le lecteur, j’ai continué à donner le témoignage jusqu’au
moment où j’ai senti qu’il m’enfonçait un pistolet dans les côtes, sensation
très désagréable –" cela m’est jamais arrivé mais je vous le souhaite pas
" – le lecteur. En réalité, c’était un chef nazi. Je me suis retrouvé en
prison pour quatre mois. Voilà comment a débuté ma carrière de prédicateur.
Enfin…, voyez,
frères et sœurs hein, quand nous nous sentons un peu agressés, vous vous dites
: bon, il faut relativiser quand même, nous sommes libres, nous ne sommes pas
dans cette situation quand même, alors, soyons courageux et forts. Pour être
courageux et forts et continuer de prêcher la bonne nouvelle dans tous les
aspects de notre ministère, il faut rappeler ceci : il existe deux sortes de
crainte, la bonne et la mauvaise.
La bonne, dans le
livre des Psaumes 111 : 10, vous avez la crainte qui convient, c’est la crainte
de Jéhovah. Cette crainte-là, il nous l’affirmer, faut l’aimer, c’est cette
crainte qui va nous aider peut-être à surmonter notre crainte qu’il nous haïr.
Alors, le Psaume 111 : 10, nous lisons : " La crainte de Jéhovah est le
commencement de la sagesse. ", la sagesse pratique, c’est cette sagesse
qui va nous permettre d’agir. Alors, si nous avons la crainte de Jéhovah, c’est
à dire une crainte respectueuse, nous respectons sa personne, sa divinité, nous
honorons Jéhovah. Jéhovah. Jéhovah nous a confié cette mission. C’est bien
d’accord ? nous sommes des porte-paroles de Jéhovah ? Alors, Jéhovah est avec
nous, que peut nous faire un homme ? Nous pouvons nous adresser à n’importe qui
dans la rue pour lui donner le témoignage ! Maintenant, vous avez le livre des
Proverbes 29 : 25, mais avant de le lire, il y a un proverbe que vous pouvez
noter : " Qui craint de souffrir, il souffre déjà ce qu’il craint. ",
alors, " Trembler devant les hommes, voilà qui tend un piège, mais celui
qui met sa confiance en Jéhovah sera protégé. " Nous avons parlé de cette
timidité excessive qui pourrait nous paralyser, nous empêcher d’aborder
quelqu’un. D’ailleurs, ce matin dans un immeuble, des fois entre deux étages
vous avez des gens qui montent et qui descendent, mais ils font comme si de
rien n’était, alors pourquoi ne pas aborder les gens ? Leur parler ? C’est
pareil sur le trottoir lorsque nous faisons l’activité de maison en maison. Bien
oui, nous devons avoir la crainte de Jéhovah plutôt que la crainte des hommes.
Alors, maintenant,
nous allons écouter attentivement une démonstration. On va inviter deux sœurs,
mais avant d’écouter cette démonstration, nous voudrions vous dire ceci : la
Société souhaite que samedi, de cette semaine, soit une journée spéciale, une
journée pionnier si vous voulez. Alors, on va encourager toute la congrégation
à s’organiser pour prêcher toute la journée et vous aurez l’occasion au cours
de cette journée spéciale, eh bien de recueillir l’esprit de cette
démonstration et vous essaierez, peut-être avec vos possibilités, de la
reproduire pour toucher un plus grand nombre de personnes. Or, samedi, c’est la
journée des périodiques, on vous encourage, frères et sœurs, à faire un effort
particulier samedi.
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Alors, écoutons
maintenant, suivons maintenant attentivement la démonstration |
--Témoin de Jéhovah
: Bonjour madame, excusez-moi de vous interrompre, je vois que vous vous en
allez faire vos courses.
--Interlocutrice :
Bien oui, voyez, je profite du samedi matin pour faire mes courses parce que la
semaine est bien chargée malheureusement.
--T.J : Oui, il
m’arrive régulièrement de visiter des personnes chez elles, mais il faut bien
se rendre à l’évidence qu’elle sont de plus en plus prises à l’extérieur dans
diverses occupations. C’est pourquoi, je suis heureuse de vous rencontrer.
Personnellement, je suis inquiète du sentiment d’insécurité croissant à notre
époque. Mais, j’aimerais vous parler aussi de la solution que nous propose la
Bible .L’insécurité,…
--I. : Bien,
écoutez, moi j’ai une petite fille et je dois bien vous avouer que quand on est
à l’extérieur, j’ose pas la quitter des yeux avec tout ce qu’on entend et tout
ce qui se passe hein ? les sadiques sont de plus en plus infiltrés partout.
--T.J. : Oui, cela
peut faire peur. Même quand je m’adresse à un enfant, je me rends compte que ma
démarche peut parfois être mal interprétée. Mais rassurez-vous, tout le monde
n’est pas mauvais.
--I. : Moi, j’ai
quand même du mal à faire confiance à qui que ce soit maintenant vous savez.
--T.J. : Oui,
savez-vous que la Bible avait prédit justement une époque où des gens seraient
profondément méchants, cruels, mauvais, mais là , ce qui est plus réjouissant,
un moment où la terre serait débarrassée de toute cette méchanceté. Croyez-vous
que cela soit possible ?
--I : Oh moi, je ne
crois plus en rien. Moi, je suis croyante comme tout le monde mais tellement
déçue par tout ce qui se passe.
--T.J. : Je
comprends votre réaction, mais je vous assure vous êtes pas du tout la seule à
s’en plaindre. D’ailleurs, la Bible nous montre que la promesse, d’ailleurs
dans le Notre père qui est dans l’évangile selon Saint Matthieu où il est dit
que Christ lui-même nous a appris à prier justement pour que le Royaume de Dieu
vienne, si vous voulez être sûre justement que toutes ces promesses se
réaliseront dans un avenir très proche. J’ai d’ailleurs personnellement
constaté ce que la Bible dit à ce sujet, qu’elle dit toujours vrai, que Dieu ne
peut mentir. Et je vous encourage également à constater ce qu’elle dit. Si vous
la possédez, je vous encourage à l’ouvrir, à la lire bien quelques passages
réconfortants. Si vous le désirez, j’aimerais poursuivre cette conversation
quelques instants devant chez soi.(sic)
--I. : Moi je veux
bien, mais vous êtes de la région ?
--T.J. : Bien sûr,
j’habite la commune, je ne sais pas si vous situez où est le lycée technique,
bien c’est le quartier juste derrière. Et vous-même ?
--I. : Ah nous, on
habite Gonfaron aussi nous.
--T.J. : Oui, de
quel côté vous habitez ?
--I. : Bien, la rue
Jean Jacques Rousseau, le long de la voie ferrée.
--T.J. : Oui,
serait-il possible de poursuivre cette conversation chez vous quelques instants
?
--I. : Oui, je veux
bien, oui.
--T.J. : Donc, vous
m’avez dit que vous habitez rue Jean Jacques Rousseau, je vais prendre note.
Vous habitez à quel numéro ?
--I. : Au numéro 4.
--T.J. : Donc, le
numéro 4 rue Jean jacques Rousseau. Et à quel moment il y a-t-il possibilité de
vous rencontrer plutôt ?
--I. : Mais
éventuellement vendredi soir, mais pas avant 18 H 30.
--T.J. : D’accord,
bien je vais prendre note tout de suite. Donc, pas avant 18 H 30 le vendredi.
Voilà, bien j’ai noté. Ma madame à très bientôt. Bonnes courses !
--I. : Merci.
Bien, nous
remercions nos deux sœurs, leur démonstration était intéressante, très
pratique, simple. Bien, vous essaierez de faire de même frères et sœurs samedi
toute la journée. D’accord ? Allez, c’est promis hein ? (L’auditoire : Oui.).
Plus fort, parce que nous ferons tous du porte à porte, d’autres feront de la
diffusion. Nous aborderons des gens comme ça dans la rue entre deux portes.
Pour vous encourager, tenez, j’aimerais vous lire quelques faits de prédication
à ce sujet :
· Dans la banlieue
de Lyon, une sœur attendait un groupe de sœurs en bas d’un H.L.M, ça nous
arrive aussi. A un homme avec son vélo, elle lui dit innocemment :
-" Vous allez
faire la course ? "
- " Bien oui !
"
-" Nous aussi
"
-" Ah ! et
comment ? "
" Je viendrais
vous voir, si vous habitez ici, je vous expliquerez "
Fallait le faire
hein ? Depuis lors, il étudie la Bible et il a déjà assisté à sa première
assemblée de circonscription.
· Comment aborder
les gens qui promènent leur chien ? Ca, c’est plus facile hein ? C’est plus
facile, on est plus à l’aise hein ? D’ailleurs, il suffit de parler des
caractéristiques e l’animal. Alors, même si l’animal est adulte, qu’il a perdu
un œil, vous pouvez trouver quelque chose, voilà, c’est un sujet de
conversation et on peut aller plus loin. Alors, voilà comment le frère procède,
il dit,-- c’est intéressant hein ?—après avoir parlé des caractéristiques de
l’animal il demande : " Croyez-vous qu’il sera possible de promener un
jour un léopard comme on promène un chien ? " et il cite Isaïe 11 : 6.
Voilà, c’est une idée.
· Pour terminer,
c’est un assistant ministériel en compagnie d’un pionnier permanent qui
décident de faire de l’informel dans le métro, ça c’est pour les grandes
villes. Dans un couloir, ils voient s’avancer vers eux un homme qui a de la
difficulté à marcher. Alors que c’est pas dans son habitude,-- voyez ! – un des
frères s’adresse aussi à lui. Il a laissé son adresse et son numéro de
téléphone et le frère n’a même pas eu besoin de rappeler car c’est lui qui l’a
fait et une étude biblique a été commencée. Et souvent, quand on s’applique
dans les nouvelles facettes de la prédication, frères et sœurs, nous obtenons
d’excellents résultats. De nombreuses études bibliques ont été commencées ces
derniers mois grâce au témoignage informel dans les rues passantes ou
commerçantes.
Alors, courage
fuyons ? Non, courage avançons !
Fin.
________________________________________________________
II
Rendre pleinement
témoignage à la bonne nouvelle et
nouvelle forme de
service : stands de publications sur les marchés, foires et braderies. Courrier
lu le 3 octobre 2000
Note:
" Il y a
aujourd’hui un contexte d’influence selon lequel les gens préfèrent être
contactés en-dehors de chez eux " disait, en avril 1999, la Société. Parmi
les autres raisons pour lesquelles en 1996 elle institua le témoignage
informel, figurait, sans faire allusion au rapport parlementaire en France, le
refus des gens de discuter avec les Témoins sur le pas de la porte : " Il
en résulte que, dans la plupart des régions du pays, la prédication de maison
en maison et le week-end produit peu de résultats. Cela amène de nombreux
proclamateurs à penser qu’ils battent l’air lorsqu’ils participent au ministère
de porte en porte. " -- courrier du 20 mai 1996 - c’est moi qui ai
souligné -. Pressant les Témoins d’adapter leur emploi du temps dans le but de
toucher plus de personnes et soucieuse de leur rappeler qu’" en se vouant
à Jéhovah, nous avons accepté de mener une vie de sacrifice " selon Marc
8 : 34, et que
" l’objectif des Témoins de Jéhovah n’est pas simplement de prêcher la
bonne nouvelle au petit bonheur, mais de faire connaître le message du Royaume
au plus grand nombre " (jv p.499.) - ce n’est pas moi qui ai souligné -,
la Société proposait toutes latitudes au surveillant de circonscription pour
habituer les Témoins aux méthodes du témoignage informel et aux diverses formes
de témoignages organisées. Quelles étaient-elles en 1996 ?
1. " Le
témoignage informel, pratiquement en toutes circonstances, en dehors de
l’activité organisée. "
Nous pouvons tous
donner le témoignage de façon informelle de nombreuses façons et à tout moment
: en téléphonant à une connaissance, en faisant des courses, lors d’une
promenade, auprès des hôteliers, des gens qui travaillent dehors, pendant les
trajets en taxi, en métro ou en bus etc. " En fait, il est peu d’endroits
où le témoignage informel ne puisse être donné pour autant que les
circonstances soient appropriées ".
2. " Le
témoignage organisé, en dehors de l’activité de maison en maison "
Tout d’abord, on
peut donner le témoignage lorsqu’on se rend dans le territoire ou qu’on en
revient, aux gens qu’on rencontre entre deux portes,(…)etc.
Il existe aussi des
" formes de témoignage organisé, en dehors de l’activité de maison en
maison réservées à quelques proclamateurs et pionniers qui seront retenus pour
cette activité : il s’agit ici de donner le témoignage dans les quartiers
commerçants (c’est-à-dire composés de magasins), dans certaines rues et dans
les quartiers dont les immeubles sont difficilement accessibles. (…) Méthodes :
circuler tout en donnant le témoignage à ceux qui ne semblent pas trop pressés.
(…) Tenue : Pas de règle, mais du bon sens. Toujours propre et soignée.
Sur la lancée du
tract Français, on vous trompe, fin janvier 1999, un manuscrit de la Société
préconisait aux proclamateurs de France d’aller " au delà des traditions
" et d’accomplir leurs activités d’évangélisation " partout où les
gens se trouvent ". Ce défi, le Témoin de Jéhovah allait chercher à le
relever à l’aide de méthodes auxquelles il était déjà habitué. Laissant aussi
sa cravate dans sa poche, le Témoin pouvait alors diffuser massivement des
périodiques sur la voie publique dans son activité de colportage avec
l’A.C.T.J.F.
Acte III an de
service 2000 : le stand de publications sur les marchés, braderies et foires.
" A toutes les
congrégations de France.
Chers frères,
Dès son origine, la
congrégation chrétienne a été organisée en vue de la prédication de la bonne
nouvelle. En quelque lieu que ce soit, on trouve les chrétiens en train de
prêcher le Royaume de Dieu.
Par exemple, on
voit l’apôtre Paul raisonner dans leurs synagogues avec les juifs et chaque
jour sur la place du marché d’Athènes avec ceux qui se trouvaient là. ( Actes
17 : 16 et 17 : " Or, pendant que Paul les attendait à Athènes, son esprit
en lui s’irritait en voyant que la ville était pleine d’idoles. Il raisonnait
donc dans la synagogue avec les juifs et les autres gens qui adoraient [Dieu] et,
chaque jour, sur la place du marché, avec ceux qui se trouvaient là. ").
Aujourd’hui, les
Témoins de Jéhovah utilisent diverses méthodes pour aider les personnes au cœur
sincère. Comme Jésus et les premiers disciples, ils se trouvent là où on peut
rencontrer des gens. Matthieu 5 : 1,2 ; 9 : 35 ; Marc 6 : 34 ; Actes 2 : 14.
Ces dernières
années, le Collège central nous a encouragés à diversifier nos méthodes de
prédication comme, par exemple, en prêchant dans les rues. D’excellents
résultats ont ainsi été obtenus, ce qui nous encourage à répandre les graines
de vérité en tout lieu. Pourrons-nous élargir nos possibilités dans ce domaine
?
Nous sommes heureux
de vous informer d’une nouvelle disposition qui consiste à installer sur les
marchés, braderies et autres foires, un stand où seront exposées nos
publications bibliques. Des congrégations ont déjà expérimenté avec succès
cette méthode de prédication. Eu égard à l’excellent accueil que le public a
réservé à cette forme de témoignage, nous pensons que l’ensemble des
congrégations de notre pays seront heureuses d’y participer. Cette nouvelle
activité peut donc être mise en œuvre dès à présent.
Sous peu, les
anciens vous feront part des renseignements nécessaires à la mise en place de
cette nouvelle méthode de prédication. Nous prions Jéhovah pour qu’il bénisse
tout ce qui est entrepris pour faire connaître son nom et son Royaume. Soyez
assurés, chers frères et sœurs, de notre profond amour chrétien. "
Expéditeur non
signalé.
P.S du lecteur :
" Nous aurons donc l’occasion de revenir sur cette forme de prédication.
Mais si elle vous intéresse, vous pouvez venir me voir pour vous faire
inscrire. On verra pour établir un tour de rôle pour tenir un stand pour les
marchés, braderies et autres foires. Je vous remercie de votre attention.
" Le lecteur.
III
Prêcher par lettre
:" le destinataire sera impressionné
si vous lui
expliquez pourquoi vous écrivez au lieu de lui rendre visite
personnellement."
Les trois phases de
la prédication par lettre qui en font une activité organisée par la
congrégation
Note :
Le Béthel réitère
ses consignes de prise de note d'absents lors de l'activité de porte en porte
pour inviter les proclamateurs à les remettre aux membres âgés ou invalides qui
voudront leur adresser un courrier nominatif.
Il fait citer le
Manuel pour l'Ecole théocratique pour les inviter à se présenter dans leurs
difficultés :" votre correspondant sera impressionné par votre sincérité
"
" Ce courrier
ne doit en aucun cas faire figurer sur l'enveloppe l'adresse de la Société.
Sauf accord express du Collège des anciens, ne prenons pas la décision
personnelle de dire : " je vais mettre l'adresse de la Salle du Royaume
dans les lettres." Nous voyons le Collège des anciens, ayons l'accord
express du Collège ! " N'utilisons jamais l'adresse de la Société sur
notre courrier. Jamais.
· Premier point :
nous avons besoin de l’adresse de la personne
· Deuxième point :
: nous rédigeons maintenant notre lettre
· Troisième point :
il nous faut maintenant envoyer notre lettre ou la porter chez la personne
· Quelques points
encore : Une lettre ne compte pas pour une nouvelle visite. Si nous écrivons à
une personne qui a déjà montré de l'intérêt, en plus de l'indication de notre
adresse, de notre numéro de téléphone où elle peut nous joindre, expliquez
notre programme de cours bibliques.
5 juillet 2000
" Pour de
multiples raisons, nous constatons qu'il nous devient de plus en plus difficile
de rencontrer les gens chez eux. C'est peut-être le constat que vous faites.
Comment ces
personnes même si elles sont absentes ou chez elles auront-elles la possibilité
d'invoquer Jéhovah ? Nous pouvons d'ailleurs reprendre le passage de Romains 10
: 13 et 14 : "Cependant, comment invoqueront-ils celui en qui ils n'ont
pas foi ? Et comment auront-ils foi en celui dont ils n'ont pas entendu parler
? Et comment entendront-ils sans quelqu'un qui prêche ? " Mais toute
personne a le droit d'être sauvé, a le droit de connaître et d'apprendre à
connaître Jéhovah.
Certains
proclamateurs devant ce phénomène trouvent judicieux et pratique de leur
écrire. Et cela produit aussi de beaux résultats. Cependant, il est nécessaire
de nous rappeler quelques points importants qui nous éviteront des difficultés.
PREMIER POINT.
· Nous avons
besoin, tout d'abord, du nom de la personne et de son adresse. Alors,
notons-les de manière précise en évitant les fautes d'orthographe si possible.
· Nous ne notons
pas le nom de la personne sur la feuille du territoire, sur la note d'absent.
On le comprend bien, hein ? Notons-le sur notre carnet personnel ou sur une
feuille séparée. Notons aussi ces renseignements de manière discrète.
· Ces
renseignements, nous pouvons les remettre peut-être à un frère ou à une sœur
qui momentanément ne peut prêcher de porte en porte à cause de la maladie par
exemple, ce serait faire preuve d'amour vis à vis de ce frère ou de cette sœur.
Ou peut-être désirons-nous goûter aussi cette forme de prédication.
· Quoi qu'il en
soit, n'agissons pas de notre propre chef, discutons-en avec le surveillant au
service de la congrégation pour recevoir et revoir les conseils; tout
simplement même voir si ces personnes ne sont pas touchées par des territoires
ou le témoignage par téléphone.
.
DEUXIEMEMENT : NOUS
REDIGEONS MAINTENANT NOTRE LETTRE
Alors, là aussi, il
faut veiller toujours à honorer notre Créateur
En veillant à la
présentation de la lettre, en veillant à l'écriture, en veillant à éviter les
fautes d'orthographe, les fautes de syntaxe.
Utilisons des mots
connus, évitons aussi des expressions employées dans le français parlé mais qui
ne sont pas tout à fait adéquates. Rédigeons un courrier en utilisant des
expressions françaises.
Pour ce qui est
d'écrire, si nous avons une belle écriture, pas de problèmes. Si notre écriture
laisse un peu à désirer, une lettre dactylographiée sera beaucoup plus facile à
lire et fera meilleur effet. Le Manuel pour l'Ecole théocratique page 87 nous
donne quelques recommandations au paragraphe 8 : " Lorsque vous écrivez
une lettre pour un témoignage sur le Royaume de Dieu, il est bien que vous
commenciez par vous présenter. Vous voudrez également expliquer pourquoi vous
écrivez à cette personne au lieu de lui rendre visite. Votre correspondant sera
ainsi impressionné par votre sincérité. Puis, faites-lui part de ce que vous
auriez aimé lui dire personnellement si vous aviez pu le visiter. Cela n'est
pas difficile si vous mettez en pratique les principes appris à l'Ecole du
ministère. Vous pouvez utiliser une présentation biblique tirée d'un exemplaire
récent de Notre ministère du Royaume ou résumer en vos propres termes un
extrait d'une des derniers numéros de La Tour de Garde ou de Réveillez-vous !
ou encore du livre Vous pouvez vivre éternellement sur une terre qui deviendra
un paradis ou aujourd'hui le livre La connaissance qui mène à la vie
éternelle.* Vous pouvez ajouter dans votre lettre un tract, un périodique ou
une brochure et inviter la personne à lire cet imprimé. Expliquez-lui pourquoi
ces renseignements sont très importants. Comme vous le faites dans l'activité
de maison en maison, vous pouvez lui suggérer de rechercher les textes dans sa
propre Bible. Puis, en ayant en vue de cultiver l'intérêt qui peut-être
suscité, dites-lui comment il est possible de vous contacter en l'invitant à le
faire. Indiquez clairement votre nom et votre adresse afin que, si la personne
désire vous remercier ou souscrire un abonnement à La Tour de Garde ou à
Réveillez-vous !, elle sache où écrire."
Notez aussi que
cela veut pas dire qu'il faut faire un roman pour votre lettre. Une lettre
brève fait souvent meilleure impression. Ces lettres doivent être fondées sur
la Bible et respectueuse.
Plutôt que d'écrire
un sermon, joignons-y un tract à notre lettre, un périodique ou une brochure à
notre lettre.
TROISIEMEMENT : IL
NOUS FAUT MAINTENANT ENVOYER NOTRE LETTRE OU LA PORTER CHEZ LA PERSONNE.
1. Si nous la
postons, veillons aussi à ce point important. N'envoyez jamais de lettre à un
destinataire sans y indiquer son nom, ça parait normal.
Indiquez toujours
aussi votre adresse, votre adresse ! (expression répétée deux fois avec
insistance ) , notre adresse à l'extérieur de l'enveloppe, ce sera la nôtre
personnelle ! (sic)
Il faut s'assurer
aussi que notre lettre est suffisamment affranchie, particulièrement si nous y
avons joint un imprimé, c'est plus lourd, il faudra affranchir un peu plus. Si
l'affranchissement est insuffisant il va de soi que, lorsque le destinataire
recevra la lettre, il devra payer une surtaxe. Cela ne portera pas un beau
témoignage pour la personne et notre message, aussi efficace soit-il, ne
portera pas de fruit.
N'utilisons jamais
l'adresse de la Société sur notre courrier. Jamais.
Si nous ne pouvons
pas utiliser notre adresse personnelle, peut-être pourrons-nous en discuter
avec un frère ou une sœur pour lui demander la permission d'utiliser son
adresse. Ou alors, discutons avec les anciens pour voir s'il est possible,
judicieux d'utiliser l'adresse de la Salle du Royaume. N'utilisons jamais
l'adresse de la Société.
Là encore,
rappelons que pour l'adresse de la Salle du Royaume qu'elle ne peut qu'être
utilisée qu'avec l'accord express (sic) du Collège des anciens. Ne prenons pas
la décision personnelle de dire : " je vais mettre l'adresse de la Salle
du Royaume dans les lettres." Nous voyons le Collège des anciens, ayons
l'accord express du Collège !
2. Si nous nous
décidons de porter la lettre à son destinataire maintenant.
Veillons à ce
qu'elle ne soit pas apparente.
Il faut toujours
aussi le nom de la personne. Si sur une lettre il n'y a pas de nom, ça peut
être une publicité comme ça arrive parfois, la lettre va directement à la
poubelle. Si on indique le nom de la personne sur l'enveloppe, son adresse et
parfois la qualité de la personne qui l'ouvrira, c'est cette personne qui
l'ouvrira car c'est un message qui lui est adressé personnel.
QUELQUES POINTS
ENCORE.
Une lettre ne
compte pas pour une nouvelle visite, à moins qu'auparavant nous ayons déjà
personnellement donné le témoignage à cette personne et que nous lui écrivons
parce qu'elle nous a demandé expressément de la recontacter.
Si nous écrivons à
une personne qui a déjà montré de l'intérêt, en plus de l'indication de notre
adresse, de notre numéro de téléphone où elle peut nous joindre, expliquez
notre programme de cours bibliques.
Finalement,
joignons une feuille d'invitation au même dos.
Ne remettons pas de
lettres aux absents après avoir rendu le territoire parce que le proclamateur a
pu rendre le territoire. Il appartient à l'autre proclamateur maintenant de
prêcher et peut-être touchera-t-il la personne. N'envoyons donc pas de lettre
une fois que nous avons rendu le territoire.
Le témoignage par
lettre peut avoir porté de beaux fruits, oui, il peut toucher les personnes,
témoin ce fait suivant dans La Tour de Garde de 1987 (références non citées) :
" Un père de famille un jour est rentré chez lui et a découvert 5 de ses
12 enfants baignant dans le sang. Ils avaient été assassinés par le garçon qui
fréquentait l'une de ses filles. Cet homme a cherché en vain la consolation
auprès du clergé de la chrétienté. Puis, un jour il a reçu une lettre d'une
personne qu'il ne connaissait pas. Un Témoin qui avait lu dans la presse son
histoire et qui désirait simplement le réconforter avait joint à cette lettre le
livre Vérité. C'était exactement ce que cet homme recherchait comme consolation
Aujourd'hui il est aussi un Témoin de Jéhovah.."
Alors, vraiment le
témoignage par lettre nous permet de toucher les personnes que nous n'avons pas
la possibilité de toucher de maison en maison. Mais avant d'entreprendre cette
forme de témoignages, rappelons-le, parlons-en au frère surveillant au service
le frère C. et revoyons les suggestions émises par l'esclave fidèle et avisé,
dans le Ministère du Royaume pour que tout se fasse décemment avec ordre et que
le nom de Jéhovah soit toujours loué bien haut." (Ces propos sont
retranscrits in extenso. Le collationnement est bien celui-ci.)
· Dans l'ouvrage,
les lignes 20 et 21 du paragraphe ne citent pas les deux ouvrages proposés mais
la fameuse " bombe bleue " : " (…) ou encore du livre La Vérité
qui conduit à la vie éternelle. "
________________________________________________________
P.S : lapsus
révélateur dans cette page " pour que tout se fausse décemment … "