Soutenir l’œuvre du Royaume d'une autre façon.

© Gilles Briche

  " Est-ce que vous avez déjà essayé d'apprendre une langue étrangère ? Vous savez que cet exercice est loin d'être facile, cela dépend des individus, cela dépend de notre âge aussi, on a remarqué que des enfants tout-petits lorsqu'ils naissent dans des foyers où ils ont le privilège de parler plusieurs langues, vous l'avez remarqué, les enfants sautent facilement d'une langue à l'autre. On a l'impression que leur cerveau imprime de suite finalement l'usage de la langue. Pour un adulte, c'est différent, en tant qu'adulte notre cerveau est moins habitué à apprendre, à assimiler, c'est sans aucun doute un effort supplémentaire.

Vous remarquez, si nous parlons de l'acquisition d'une langue, que le parallèle est tout à fait approprié pour l'acquisition de cette qualité qu'est l'amour. Apprendre à exprimer de l'amour chrétien, c'est comme apprendre à exprimer une langue étrangère. Ce n'est pas facile. Ce n'est pas facile effectivement de conserver notre amour chrétien, de l'apprendre et surtout de le garder comme Jéhovah et Jésus le souhaitent. Pour quelle raison ? On ne vous apprend rien, frères et surs, lorsque nous nous rappelons de quelle manière le Christ a dépeint les événements que nous vivons, que nous sommes en train de vivre. Jésus a, en Matthieu chapitre 24, exprimé qu'en ces derniers temps et derniers jours, le monde serait mauvais. Jésus l'a dit, l'illégalité se multipliera et l'amour du grand nombre se refroidira. Vous avez déjà réfléchi à ces paroles du Christ contenues en Matthieu 24 : 12 : « L'amour du grand nombre se refroidira. » Vous êtes-vous déjà demandé qui est ce grand nombre ? La question est là finalement : l'amour du grand nombre se refroidira, Jésus à l'évidence a voulu parler de ceux qui ne sont pas chrétiens. Il est évident qu'avec l'influence du monde de Satan et notre imperfection, l'amour du grand nombre va se refroidir de plus en plus. Le monde se caractérise par ce manque d'amour.

Mais en l'occurrence, cela ne concerne pas les chrétiens, ne devrait pas concerner les chrétiens. L'amour du grand nombre se refroidira, pourquoi ? Parce que parallèlement à cela, Jésus a dépeint le monde comme étant un monde qui se caractérise par un manque d'amour et, en même temps, Jésus a dépeint et décrit aussi les vrais chrétiens comme étant des personnes qui se caractérisent par l'amour. Nous allons d'ailleurs le considérer en Jean 13 : 34 et 35 :

« Je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimez les uns les autres ; comme je vous ai aimés, que vous aussi que vous aimiez les uns les autres. Par-là tous sauront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour entre vous. »

Oui, effectivement, nous avons ici la différence entre ce système et les chrétiens que nous constituons et, finalement, on pourrait constater dans la congrégation chrétienne et dans le peuple de Jéhovah ce fossé entre le monde et l'organisation de Jéhovah se creuser de plus en plus. Effectivement, il devrait se creuser parce que si le fossé ne se creuse pas c'est que, dans la congrégation chrétienne, nous risquons de suivre la courbe de ce système. Mais le système ne doit pas nous influencer dans notre pratique du christianisme. L'amour caractérise les vrais chrétiens mais le monde lui s'enfonce de plus en plus dans le manque d'amour et l'on comprend que ce fossé doit de plus en plus s'élargir au fil du temps et plus nous approcherons de l'intervention de Jéhovah.

Il est important pour nous en tant que chrétiens de nous dire, en tant que serviteurs de Jéhovah, dans notre famille, dans la congrégation, est-ce que je veille à ce que le monde, ce système, ne m'influencent pas outre mesure dans cette qualité, ou manque de qualité qu'est l'amour ? Parce que l'amour est indispensable, il caractérise, nous l'avons vu, la congrégation chrétienne, l'amour est tout à fait nécessaire dans différents aspects de notre vie de chrétien.

Qu'est-ce qui nous pousse aujourd'hui à être réguliers à nos différentes réunions, même si nous avons passé une bonne journée de travail, qu'on est fatigués -- on a peu-être eu des contacts difficiles avec différents clients, on peut être épuisé -- et puis on vient quand même à la Salle du Royaume ? N'est ce pas l'amour pour Jéhovah, n'est-ce pas l'amour pour nos frères et surs, n'est-ce pas l'amour aussi des conseils de Jéhovah ? Voyez Salomon, en Proverbes 3 :5 et 6, qui nous indique ici l'une des manières du christianisme et de la vérité : « Mets ta confiance en Jéhovah de tout ton cur et ne t'appuie pas sur ton intelligence. Dans toutes tes voies tiens compte de lui, et lui, il rendra droits tes sentiers. » Quel est le lien ici entre cette façon de vivre, d'envisager le christianisme et l'amour ?

Cet amour pousse les chrétiens que nous sommes à examiner les lois, les conseils de Jéhovah, les principes qu'il nous donne avant de prendre des décisions. Notez, lorsque dans notre vie nous sommes confrontés à certaines décisions qui peuvent parfois influencer notre pratique du christianisme, notre amour pour Jéhovah nous dit :

« Mais voyons, je vais m'engager dans telle ou telle voie -- que ce soit dans le travail, pour un jeune dans les études, peut-être autrement pour un frère ou une sur âgée qui arrivent à la retraite --, ce que je vais faire, l'engagement que je vais prendre, mes objectifs, est-ce qu'ils vont être une entrave dans la pratique du culte ? »

Lorsque nous sommes un chrétien motivé par l'amour, lorsque cette belle qualité chrétienne est vraiment inhérente en chacun de nous, nous avons souvent la réponse.

Comme dit Jésus, selon Matthieu 6 : 33, nous faisons passer le Royaume à la première place. L'amour aussi se caractérise de différentes manières. Nous avons d'ailleurs des précédents bibliques contenus en Actes 4 : 34 et 35.

Regardez comment cette belle qualité de l'amour a eu une véritable influence sur les chrétiens du premier siècle et tout en lisant ce verset, essayons de nous transposer aujourd'hui dans une situation similaire :

« Jésus leur dit : « Oui, il n'y avait personne parmi eux qui étaient dans le besoin ; tous ceux, en effet, qui se trouvaient possesseurs de champs ou de maisons les vendaient et apportaient le prix des choses vendues, et ils le déposaient aux pieds des apôtres. On le distribuait alors à chacun, selon qu'il en avait besoin. »

 Vous remarquerez ici ce que cette qualité de l'amour permettait d'accomplir aux chrétiens du premier siècle. Nous savons dans le contexte du premier siècle que les premiers chrétiens étaient persécutés. Être chrétien au premier siècle était un gage de rejet dans la société. Certains même perdaient leur emploi. Ils risquaient leur vie parce qu'ils étaient chrétiens. Donc, il fallait manifestement qu'il y ait une certaine solidarité, et plus que de la solidarité un esprit de famille, un esprit fraternel, pour que chacun puisse au moins manger à sa faim, avoir un toit et vivre une vie normale.

Voyez, frères et surs, nous avons aujourd'hui la liberté, une liberté certaine, nous ne sommes pas persécutés. On ne sait pas de quoi demain sera fait l'avenir.

Mais notre amour ? Si demain, les autorités entravaient notre oeuvre pour différentes raisons, est-ce que nous serions prêts à envisager des situations comme cela ?

C’est à dire : « Moi je vais vendre ma maison et le produit de la vente de ma maison eh bien, on va le distribuer à l'ensemble des nécessiteux de la congrégation pour qu'on ait suffisamment de quoi manger et se vêtir ! »

    Est-ce que nous serions prêts à envisager des choses comme cela ?

Eh bien, le christianisme finalement, la pratique du christianisme et de cette belle qualité de l'amour, doit nous inciter à percevoir les choses comme ceci parce que, disons-le bien clairement, la grande tribulations est à venir. Des situations difficiles risquent de nous amener peut-être, on ne va pas faire de prophéties ici, mais risquent de nous amener peut-être à envisager les choses comme cela.

Regardez, avec cette qualité de l'amour, les chrétiens du premier siècle ont parfois même risqué leur vie pour apporter un réconfort moral et spirituel à quelques-uns uns de leurs compagnons. L'apôtre Paul a été l'objet de cette aide. Nous pourrions reprendre une situation que l'apôtre Paul a connue en II Timothée 1 : 16 à 18 :

« Que le Seigneur fasse miséricorde à la maisonnée d'Onésiphore, parce qu'il m'a souvent réconforté, et il n'a pas pris honte de mes chaînes. Au contraire, quand il est venu à Rome, il m'a cherché avec soin et il m'a trouvé. Que le Seigneur lui accorde de trouver miséricorde auprès de Jéhovah en ce jour-là ! Et tous les services qu'il a rendus à Ephèse, tu les connais très bien. »,

Paul s'adresse ici à Timothée. Lorsque nous considérons le contexte ici des propos de Paul, rappelons qu'Onésiphore était un disciple du premier siècle qui fut particulièrement attentif à cette qualité de l'amour ; il a rendu à plusieurs reprises visite à Paul lors notamment de son deuxième emprisonnement à Rome.

La famille d'Onésiphore vivait à Ephèse, donc un long voyage a dû être entrepris par Onésiphore pour réconforter l'apôtre Paul.

 Dans quelle situation les chrétiens étaient-ils à l'époque ?

Nous sommes aux environs de l'an 65 de notre ère, près d'un an plutôt en l'an 64, en juillet 64 exactement, un incendie a ravagé Rome. Dix des quatorze quartiers de Rome ont été brûlés.

Celui qui a autorité sur Rome est tristement connu encore par ses excès, ce fut Néron. Néron a lancé une accusation selon laquelle Rome a en partie brûlée.

A cause de qui ? A cause des chrétiens, alors que nous savons, l'histoire l'a prouvé, que c'est certainement Néron lui-même qui a mis le feu à la ville. Mais la rumeur est lancée, les accusations sont lancées, vous imaginez le contexte ici pour être chrétien au premier siècle ?

C'était une question de vie ou de mort.

L'apôtre Paul est emprisonné, vous imaginez les perspectives d'avenir de Paul dans ce contexte, peut-être Paul est-il conscient que pour lui son ministère chrétien arrive à sa fin.

Et dans ce contexte-là, poussé par l'amour, Onésiphore, d'Ephèse à Rome, rend visite à l'apôtre Paul.

Se déclarer chrétien, c'est très dangereux, il risque sa vie et pourtant l'apôtre Paul remercie Onésiphore pour ses différents voyages. Onésiphore a courageusement affronté la mort et a consolé l'apôtre Paul, n'est-ce pas ici une belle marque d'affection, d'amour, qui est pour nous un bon exemple pour différentes situations dans lesquelles nous nous trouvons aujourd'hui ?

Aujourd'hui, en tant que Témoins de Jéhovah, cet amour caractérise l'organisation de Jéhovah et caractérise votre congrégation, frères et soeurs.

Vous le savez, ces derniers temps, nous avons subi différentes catastrophes que ce soit à Toulouse ou dans différentes contrées du monde comme à New-York.

Il y a quelques temps, j'ai eu écho sur Toulouse qu'une vingtaine de familles de frères et surs ont eu leur maison ou leur appartement saccagés.

Lorsque cette explosion a eu lieu le vendredi, le lendemain samedi, tous les anciens de la région toulousaine se sont retrouvés à l'initiative de notre filiale pour organiser finalement les secours. Non seulement les frères et soeurs ont été secourus mais aussi des personnes non-Témoins de Jéhovah ont eu la possibilité d'être secourus.

Là aussi, c'est une belle manifestation de l'amour en action, de l'amour chrétien.

L'amour se manifeste aussi par cette tâche colossale qui consiste à prêcher la Bonne nouvelle du Royaume et vous le remarquez, frères et surs, en plus de la bonne volonté que nous avons chacun d'entre nous, cette bonne nouvelle du Royaume est accomplie aussi parce que nous avons des périodiques merveilleux que constitue La Tour de Garde et Réveillez-vous !

Nous avons aussi des Bibles, nous avons des auxiliaires bibliques et tout cela est rendu possible grâce à nos offrandes volontaires que nous déposons dans la boite à offrandes de la Salle du Royaume, lors des Salles d'assemblée ou dans différents lieux de réunions que nous avons.

Il nous est possible dorénavant et notez bien, frères et surs, il s'agit ici d'une information nouvelle que nous voulons vous donner. Il est possible, dorénavant, de soutenir l’œuvre du Royaume d'une autre façon.

*  « Nous sommes heureux de vous informer que certaines de nos associations ont été officiellement autorisées à bénéficier de legs. Désormais, plusieurs de nos associations sont habilitées à recevoir des biens immobiliers et d'autres biens par le moyen d'un testament. Cette nouvelle nous réjouit grandement.

En effet, dans notre pays, seules les associations reconnues comme cultuelles, autrement dit les mouvements qualifiés de religion, sont autorisées à recevoir des legs par voie de testament. Pour le moment, la plupart de nos associations propriétaires d'une Salle du Royaume, d'une Salle d'assemblée également, bénéficient de cette disposition.

Si vous désirez connaître la liste des associations concernées ainsi que la procédure à suivre pour l'établissement d'un testament, vous pouvez prendre contact avec le Béthel par téléphone ou par courrier. »

« Eh bien là, nous avons la joie, frères et surs, de faire un pas de plus dans la reconnaissance de notre culte dans notre pays. Et vous le remarquez, c'est, à n'en pas douter aussi, une occasion pour peut-être quelques-uns parmi nous de manifester aussi notre amour en envisageant des legs, des testaments, pour le compte de la Société, pour le compte de certaines associations de Salles d'assemblée. Alors, là aussi c'est à nous de voir dans quelle mesure nous pouvons exprimer notre amour de cette façon. »

Nous l'avons dit, apprendre à exprimer l'amour, l'amour chrétien, c'est comme exprimer une langue étrangère. Cela réclame des efforts considérables parce que nous sommes dans un système qui lui, rappelons-le, ne se caractérise pas par l'amour. Et lorsqu'on y réfléchit même précisément, le monde s'enfoncera de plus en plus dans ce manque d'amour. Regardez, frères et surs, nous venons d'étudier ensemble, avant le livre d'Isaïe, le livre Créateur. Ce livre nous a conforté dans notre foi en un créateur. Nous avons bien compris que nous ne sommes pas le produit d'un quelconque système évolutionniste. Non ! Mais regardez, si nous y réfléchissons, nous avons de plus en plus affaire à beaucoup de personnes, jeunes et moins jeunes, qui ne croient qu'en l'évolution. Nous respectons leur croyance, mais est-ce que vous pensez que cela peut favoriser cette qualité de l'amour ? Lorsque certains jeunes, que ce soit au collège ou au lycée ou à l'université, apprennent que nous sommes soi-disant le produit de l'évolution, est-ce que cela conforte cette qualité de l'amour ? Non, c'est impossible ! Pourquoi ? Regardez, la théorie de l'évolution enseigne que c'est, en fait, le mieux adapté qui survivra. Donc, il est tout à fait normal de jouer des coudes, d'imposer son autorité par quelconque moyen pour s'en sortir. Vous voyez, le raisonnement est là : si ça marche pour les animaux, pour l'humain, qui est un animal plus évolué selon la théorie de l'évolutionnisme, il est normal qu'il impose davantage les choses pour s'en sortir. Dès lors, est-il illogique de voir que nos enfants dans les cités, dans les quartiers, ou encore les gens sur le lieu de travail, que tous jouent des coudes pour se faire une place ? Non, c'est le mieux adapté et le plus fort qui va survivre ! Donc, il est normal finalement de jouer des coudes comme cela. Est-ce que cela favorise la voie de l'amour ? C'est impossible ! Nous sommes finalement tout à fait dans un certain paradoxe par rapport à ce que le monde enseigne et ce que Jéhovah, lui, enseigne.

Vous avez remarqué, apprendre à exprimer cette langue qu'est l'amour demande des efforts et surtout demande à ne pas laisser le système nous envahir ou nous influencer. Et cela pourrait être très facile, frères et surs, parce que nous avons aussi des précédents bibliques où par le passé certaines congrégations du premier siècle se sont caractérisées parfois par ce manque d'amour. Nous allons, pendant quelques instants, réfléchir aux propos de l'apôtre Paul contenus en I Corinthiens 1 : 11 à 13. Voilà ici ce que l'apôtre Paul déclare : «Car il m'a été signalé à votre sujet, mes frères, par ceux de [la maison de] Chloé, qu'il existe des dissensions parmi vous. Voici ce que je veux dire : chacun de vous dit : « Moi, j'appartiens à Paul », «Mais moi à Apollos », « Mais moi, à Céphas », « Mais moi, à Christ. » Le Christ se trouve divisé. Paul n'a pas été attaché pour vous sur un poteau, n'est-ce pas ? Ou avez-vous été baptisés au nom de Paul ? » Le raisonnement de la part de Paul est ici imparable. Certains membres de la congrégation de Corinthe finalement en arrivaient à former des clans, parce que certains disaient : « Moi, je suis disciple de Paul », « Moi, de Céphas », « Moi, je préfère suivre le Christ ». Finalement, il y avait divergence d'opinion et l'apôtre Paul fut obligé de redresser cela. Et les choses n'étaient pas très faciles non plus à redresser parce que certains considéraient que les dons particuliers qu'ils avaient reçus, étaient aussi un gage de bénédiction de la part de Jéhovah. Certains disaient : « moi, je parle en langues, moi, je peux faire des miracles, moi, je peux faire ceci, moi, je peux faire cela, donc j'ai la bénédiction de Jéhovah. » Remarquez, Paul est en train de démolir ce raisonnement parce qu'il n'est pas dans la voie du christianisme. L'apôtre Paul démolit ce raisonnement charnel et humain dans les propos contenus aux Corinthiens 12 : 31. Le contexte nous apprend qu'effectivement, certains dans la congrégation ont des dons d'enseignants, des dons de puissance, ils parlent en langues, ils sont traducteurs, enfin différents dons particuliers de l'esprit mais Paul dit : « Mais continuez à rechercher avec zèle les dons plus grands. Et pourtant je vous montre une voie extraordinaire. » Paul ici donne un argument particulier, il demande à ces chrétiens de Corinthe de rechercher des choses encore plus grandes que les dons particuliers de l'esprit, que d'imposer les mains, que de parler en langues ou de faire des miracles particuliers. « Je vous montre une voie extraordinaire ». Quelle est cette voie ? Lisons la suite, le verset 1 et 2 du chapitre 13 : « Si je parle dans les langues des hommes et des anges, mais que je n'aie pas l'amour, je suis devenu un [morceau de] bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit. Et si j'ai le don de prophétie et que je connaisse tous les saints secrets et toute la connaissance, et si j'ai toute la foi de manière à transporter des montagnes, mais que je n'aie pas l'amour, je ne suis rien. » Voilà ici un raisonnement imparable.

L'apôtre Paul explique que des actions qui sont considérées comme importantes et grandes aux yeux de certains de ces chrétiens de Corinthe, ces actions ne sont rien, n'ont aucune valeur aux yeux de Jéhovah s'il n'y a pas l'amour. Paul dit que se sont des oeuvres mortes parce qu'elles ne sont pas motivées par l'amour de Dieu et par l'amour de notre prochain. Voilà ici un raisonnement de Paul qui peut nous servir pour nous en tant que chrétien parce que, qui que nous soyons dans la congrégation, quelles que soient nos oeuvres grandes ou petites, ce qui importe aux yeux de Jéhovah c'est notre qualité d'amour, c'est d'exprimer cette belle qualité auprès de nos frères et surs, auprès de la congrégation, auprès de l'organisation de Jéhovah.

Vous savez, une langue, on peut la posséder mais quelqu'un d'un pays étranger n'est pas obligé d'apprendre la langue du pays, c'est son droit. Pour l'amour, même si nous sommes chrétiens, nous devons veiller à ce que cette belle qualité soit notre langue parlée et que nous soyons toujours dans la pratique de cette langue. Nous allons considérer quelques versets que Paul a exprimés aux Corinthiens toujours au chapitre 3 verset 4 à 7 et nous allons prendre quelques aspects concrets, pratiques, quant au maniement de cette langue que constitue le parler et la pratique de cette belle qualité qu'est l'amour.

Lisons d'abord I Corinthiens 13 : 4, Paul dit ceci : « L'amour est patient et bon. L'amour n'est pas jaloux, il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil. » Arrêtons-nous quelques instants sur ce qu'exprime Paul. Paul dit au verset 4 « l'amour est patient et bon. » Vous avez remarqué dans ce système aujourd'hui la patience se perd. Vous l'avez remarqué ? En fait, il ne se passe pas une journée sans que je me fasse personnellement klaxonner au volant de ma voiture par exemple. Si parfois même on respecte les limitations de vitesse qui sont imposées, 50 dans un village ou 130 sur l'autoroute ou 90 ailleurs, ça ne va pas assez vite, les gens sont impatients, ils font des appels de phare, on klaxonne. Manifestement, le monde se caractérise par ce manque de patience. Mais pour nous, en tant que chrétiens, l'amour est patient, il est bon. Cela peut se caractériser dans notre environnement proche. Regardez, frères et surs, parfois dans le mariage, parce que nous sommes comme on dit de vieux mariés, mariés depuis longtemps, la patience peut se perdre, la bonté peut se perdre, parfois on supporte moins bien les imperfections de notre conjoint. Parfois même en public un mari ou une femme pourrait facilement dénigrer ou critiquer son conjoint. En tant que chrétien, demandons-nous : est-ce qu'on essaie en tout temps, même si nous sommes mariés depuis longtemps, de montrer que nous honorons notre conjoint même s'il a des défauts apparents ?

Parfois, ce manque de patience et de bonté peut aller très loin même chez les chrétiens. L'apôtre Paul a exprimé ce conseil dans I Corinthiens 7 : 10 et 11 « Aux personnes mariées, je donne des instructions, non pas moi cependant, mais le Seigneur : qu'une femme ne se sépare pas de son mari ; mais si vraiment elle se sépare, qu'elle reste sans se marier ou bien qu'elle se réconcilie avec son mari ; et un mari ne doit pas quitter sa femme. » L'apôtre Paul rappelait ici à ces chrétiens de Corinthe que parfois trop facilement, par ce manque d'amour, certains chrétiens décidaient de se séparer voir de divorcer, et nous savons que Jéhovah déteste, a en horreur le divorce non-biblique et parfois la séparation non-biblique. En tant que chrétien marié, il y a trois critères ici d'union, de consolidation de notre ménage, c'est le fait d'appliquer dans notre vie les principes bibliques, de faire preuve d'amour et de prier. Oui, finalement lorsque ces trois conditions sont réunies : appliquer les principes bibliques, prier et faire preuve d'amour envers notre conjoint, il n'y a pas de raison que des difficultés, même les plus graves, ne se résolvent pas. C'est ici finalement une vérité biblique. Et parfois lorsque nous avons des difficultés, demandons-nous : quels sont les principes qui sont en jeu, est-ce que vraiment je continue de prier Jéhovah pour qu'il m'apaise lorsque je connais des moments difficiles de colère ou d'impatience ? Est-ce que je continue à faire preuve d'amour envers mon conjoint et mes enfants ?

L'apôtre Paul exprime également que, selon I Corinthiens 13 : 5 l'amour « n'agit pas de façon inconvenante, ne cherche pas ses propres intérêts, ne s'irrite pas. Il ne tient pas compte du mal subi. » Effectivement, Paul rappelle ici que l'amour n'agit pas de façon inconvenante, il ne cherche pas ses propres intérêts, il ne s'irrite pas, il ne tient pas compte du mal subi. En d'autres termes, un chrétien qui fait preuve d'amour n'est pas mal élevé, il n'est pas grossier, il n'est pas vulgaire, il n'est pas irrespectueux. Un chrétien qui fait preuve d'amour doit être prêt aussi de se garder de faire des choses qui pourraient troubler la conscience des autres, même si nous sommes en droit de les pratiquer. C'est important, voulez-vous que je répète cette phrase ? Un chrétien doit être prêt de se garder de faire des choses qui troublent la conscience des autres, même si nous sommes en droit de les pratiquer. Parfois, nous entendons des conversations parmi des chrétiens : « ça c'est une affaire de conscience ». Vous l'avez déjà entendu cela ? Ça veut dire que finalement c'est au chrétien de décider s'il peut ou ne peut pas faire les choses. Mais parfois lorsqu'on entend cette expression «c'est une affaire de conscience », on pourrait trop facilement penser : puisque c'est une affaire de conscience, on est en droit de le faire, vous l'avez remarqué ? Est-ce que c'est ça une affaire de conscience ou une situation qui concerne la conscience ? Oui, c'est cela mais ce n'est pas seulement cela. C'est aussi qu'on est en droit de ne pas le faire. Il est intéressant parfois de réfléchir à cela parce que quand c'est une affaire de conscience, il faut considérer que, en tant que chrétien, on peut mais aussi on ne peut pas être amené à faire certaines ou certaines choses. L'apôtre Paul, vous l'avez remarqué au verset 5, dit que « l'amour ne cherche pas ses propres intérêts ». Effectivement, en tant que chrétien, nous nous efforçons de veiller au bien-être des autres avant même nos prétendus droits. « J'ai le droit de le faire », parfois on peut entendre aussi ce genre de choses : «j'ai le droit de le faire » mais, en tant que chrétien, nous comprenons que parfois ce que nous pouvons faire, si cela trouble aussi la conscience de nos compagnons, il est parfois sage, parce que nous sommes motivés par l'amour, parfois de nous abstenir. Dans des exemples aussi concrets, il peut aussi arriver que dans le cadre de la congrégation, ou même dans une famille, on fixe certaines règles. Vous savez que dans une congrégation nous sommes parfois obligés de fixer certaines règles et nous avons fixé la règle ce soir que la réunion de l'étude de livre, ce sera à 19 heures. Ce n'est marqué dans la Bible cela mais c'est une règle qu'on a fixée, car il faut bien que nous nous retrouvions au bon moment tous les uns les autres. C'est dans la coopération envers ces règles ou ces indications, que nous fixent parfois les anciens, qu'en tant que chrétiens emprunts d'amour nous pouvons nous dire : « est-ce que je coopère toujours dans ces petites choses où il n'y a pas forcément de principes qui sont en jeu ? » Mais parce que je suis un chrétien qui fait preuve d'amour, je coopère pleinement avec les horaires de réunions, avec l'organisation des rendez-vous de service, avec différentes situations particulières comme le ménage de la Salle du Royaume, c'est autant de preuves d'amour.

Nous avons aussi noté, toujours au verset 5, que l'apôtre Paul dit « l'amour ne s'irrite pas ». C'est vrai que là aussi, compte tenu de notre imperfection, nous pourrions être tentés de nous irriter assez rapidement, parce qu'il faut l'avouer parfois il y a des choses qui nous font monter la moutarde au nez rapidement. Il y a parfois des situations que nous avons du mal à supporter. L'apôtre Paul aux Ephésiens 4 : 26 a expliqué que certes, nous pouvons être en colère : « Soyez en colère, dit Paul, mais pourtant ne péchez pas, que le soleil ne se couche pas sur votre irritation, et ne donnez pas de champ au Diable. » Oui, la colère peut parfois surgir de nous. Paul dit ne restons pas en colère, voilà le message qu'il veut nous donner. Un chrétien qui fait preuve d'amour ne laissera pas passer du temps, ou même trop de temps, avant de résoudre l'objet conflictuel entre deux chrétiens ou entre membres de la même famille. Paul dit que le soleil ne se couche pas sur votre irritation, ça veut dire que très promptement, très rapidement, nous devons essayer de travailler dans la paix et nous entendre avec notre compagnon.

Paul a précisé, toujours au verset 5 que « l'amour ne tient pas compte du mal subi ». Là aussi, parfois il peut arriver que certaines actions nous aient choqués. Certains propos aussi peuvent nous choquer dans la bouche de quelques-uns de nos compagnons, ou des membres de notre famille. L'apôtre Paul, lorsqu'il dit que l'on doit veiller à rester en paix, veut nous faire comprendre que très rapidement on doit essayer d'oublier l'objet du conflit. Paul nous encourage à ne pas tenir une comptabilité en quelque sorte de ce que nous avons subi. Voilà finalement comment nous pouvons manifester cette belle qualité qu'est l'amour.

Vous l'avez remarqué, nous connaissons fort bien ici cette lettre aux Corinthiens au chapitre 13, ce langage de l'amour, nous devons régulièrement nous le rappeler pour qu'il soit véritablement pour nous un langage parlé, un langage quotidien dans tous les aspects de notre vie. Et puis, vous le savez, frères et surs, lorsqu'en tant que chrétiens nous voulons développer cette qualité parfois nous disons : « Mais personnellement comment je peux faire pour être un chrétien qui développe encore davantage auprès de mes frères et surs, auprès de ma famille, cette belle qualité ? » Voici ce que dit l'apôtre Paul en Colossiens 3 : 12 dit : « Aussi, comme des gens que Dieu a choisis, [des hommes] saints et aimés, revêtez-vous des tendres affections de la compassion, [ainsi que] de bonté, d'humilité, de douceur et de patience. » Remarquez, Paul dit : « Revêtez-vous de tendres affections, d'humilité, de douceur, de patience » au verset 13, il dit « continuez à vous supporter les uns les autres et à vous pardonner volontiers les uns les autres si quelqu'un a un sujet de plainte contre un autre. Tout comme Jéhovah vous a pardonné volontiers, vous aussi faites de même. » On a l'impression que l'apôtre Paul nous encourage chacun d'entre nous à revêtir cette belle qualité de l'amour, c'est le terme ici : « Revêtez-vous de tendres affections », un petit peu comme si on devait endosser cette qualité qu'est l'amour comme un vêtement. Vous l'avez ce vêtement au fait ? Nous sommes persuadés que vous l'avez, cela se manifeste dans votre congrégation. Mais vous savez, frères et surs, pour qu'un vêtement tienne, il faut qu'il soit cousu comment ? On va essayer de l'imager. Nous avons ici deux pièces de tissu, l'apôtre Paul dit que l'amour est un parfait lien d'union, vous notez ? On peut comparer nos manifestations d'amour aux coutures. Ce sont les coutures qui unissent finalement les différentes parties du vêtement. Si vous avez un vêtement qui est cousu par de grosses coutures qu'est-ce qui se passe ? Voyez, quand il y a des moments de tension, quand il y a des moments difficiles qu'est-ce qui se passe ? Voilà ! Voilà ce qui se passe, vous voyez ( NB : l'orateur tire sur un tissu qui s'arrache aux coutures ) finalement, il peut y avoir de la désunion. Par contre, le vêtement de l'amour que nous avons, il est cousu comme ceci voyez, ce sont de petits points. Lorsqu'il y a des moments de tension, des moments difficiles, que ce soit en famille ou dans la congrégation, on peut tirer dessus très fort, c'est l'amour comme dit l'apôtre Paul, l'amour est un lien d'union parfait. Il y a toujours l'unité. Vous notez ?

Voilà pourquoi pour notre amour, frères et surs, nous ne devons pas attendre des situations particulières, des moments terribles, un malheur particulier, ou différents problèmes particuliers pour manifester l'amour. Non, la manifestation de l'amour passe par des actes quotidiens, par de petites choses et dans votre congrégation, frères et surs, vous avez la possibilité de continuer à manifester quotidiennement et régulièrement ces traits d'amour auprès de jeunes qui sont seuls dans la vérité. Vous avez aussi des frères et surs qui vivent seuls, des frères et surs âgés qui prennent de l'âge et qui peut-être ont besoin aussi d'une certaine sollicitude, on peut leur rendre service peut-être en leur faisant quelques courses et en s'occupant parfois du ménage, et en leur faisant également différents travaux dans la maison. Voilà comment on peut aussi aider nos compagnons les plus démunis dans la congrégation.

Nous le remarquons, l'amour caractérise la congrégation. C'est en développant ces qualités quotidiennement dès que nous le pouvons que nous montrons que nous sommes des chrétiens qui prônent cette qualité d'une excellente façon.

Nous avons été très heureux de passer ces quelques moments ensemble à nous rappeler comment nous pouvons continuer d'apprendre à parler cette langue chrétienne qu'est l'amour et surtout de ne pas la perdre, parce que le monde, lui, veut essayer de nous faire oublier cette langue que nous avons apprise."


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